Chaque année, l’enquête Besoins en Main-d’Œuvre (BMO) constitue un repère essentiel pour comprendre les évolutions du marché du travail. L’édition 2026 confirme une réalité désormais bien installée : les entreprises recrutent, mais rencontrent encore des difficultés à pourvoir leurs postes.

Des intentions de recrutement toujours élevées

Les résultats de la BMO 2026 mettent en évidence un volume important de projets de recrutement à l’échelle nationale. Cette dynamique témoigne d’un tissu économique actif, porté notamment par certains secteurs clés.

Parmi les domaines les plus concernés :

  • les services à la personne
  • l’hôtellerie-restauration
  • le secteur de la santé
  • le bâtiment et les travaux publics

À cela s’ajoute une part significative d’emplois saisonniers, particulièrement présente dans les territoires à forte activité touristique.

Des difficultés de recrutement persistantes

Malgré ce dynamisme, une proportion importante des recrutements est toujours jugée difficile par les employeurs. Ce constat, récurrent d’année en année, révèle des déséquilibres structurels.

Ces tensions s’expliquent notamment par :

  • une inadéquation entre les compétences disponibles et les besoins des entreprises
  • un déficit d’attractivité de certains métiers
  • des problématiques de conditions de travail ou de localisation
  • un manque d’information ou d’accompagnement pour certains publics

Ainsi, la question du recrutement ne se limite pas à un volume de candidats, mais interroge plus largement l’organisation du marché du travail.

Mieux accompagner pour mieux recruter

Face à ces enjeux, l’accompagnement des parcours professionnels apparaît comme un levier central. L’articulation entre les acteurs de l’emploi, de la formation et de l’inclusion devient essentielle pour fluidifier les recrutements.

Informer, orienter, former et sécuriser les parcours permet non seulement de répondre aux besoins des employeurs, mais aussi de favoriser un accès durable à l’emploi pour tous.

Un enjeu fort pour l’inclusion

Dans ce contexte, les dispositifs dédiés aux publics les plus éloignés de l’emploi, notamment les personnes en situation de handicap, jouent un rôle déterminant. Ils contribuent à élargir les viviers de recrutement tout en renforçant l’égalité des chances.

La BMO 2026 rappelle ainsi une réalité clé : au-delà des chiffres, c’est bien la capacité collective à faire se rencontrer les compétences et les besoins qui conditionne l’équilibre du marché du travail.