Enquête Besoins en Main-d'Œuvre 2025 : zoom sur les Alpes-Maritimes !
France Travail a publié les résultats de son enquête annuelle sur les besoins en main-d’œuvre (BMO) 2025, menée entre octobre et décembre 2024. Zoom sur les Alpes-Maritimes, un territoire fortement marqué par le tourisme et la saisonnalité..
France Travail a dévoilé les résultats de l’enquête Besoins en Main-d’Œuvre (BMO) 2025, réalisée entre octobre et décembre 2024. Cette enquête permet de mieux comprendre les dynamiques de recrutement des entreprises sur l’ensemble du territoire, et notamment dans les Alpes-Maritimes.
Dans ce département, 46 470 intentions d’embauche sont recensées pour l’année 2025, soit 21,5 % de l’ensemble des projets de recrutement de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce volume est en baisse de 12 % par rapport à l’année précédente, confirmant un ralentissement global de la dynamique d’embauche.
Parmi les projets exprimés, 54 % sont jugés difficiles à concrétiser par les employeurs, ce qui représente plus de 25 000 postes. Ce taux, bien que supérieur à la moyenne régionale (48 %), marque une amélioration notable de la situation, avec une diminution de 11 points par rapport à 2024. En parallèle, 34 % des projets présentent un caractère saisonnier, en lien direct avec le poids du tourisme et de l’agriculture dans l’économie locale.
Les secteurs les plus recruteurs restent dominés par les services, qui concentrent 77 % des projets d’embauche, notamment dans l’hébergement-restauration, les services aux entreprises et les services à la personne. Le commerce occupe la deuxième position avec 12 % des intentions d’embauche, suivi par la construction (6 %) et l’industrie (3 %). Ces chiffres confirment une structure économique fortement tertiarisée, avec un ancrage marqué dans les activités de service à la population et aux visiteurs.
En ce qui concerne les métiers les plus recherchés, les serveurs de cafés restaurants arrivent en tête avec 4 740 projets de recrutement. Ils sont suivis par les aides de cuisine et employés polyvalents de la restauration, les cuisiniers, les employés de l’hôtellerie et les employés libre-service. Ces cinq métiers à eux seuls concentrent une part importante des besoins identifiés dans le département, souvent en lien avec une forte saisonnalité.
Les intentions d’embauche se répartissent de manière relativement équilibrée entre les tailles d’établissements. Les structures de moins de dix salariés concentrent 43 % des projets, celles de dix à quatre-vingt-dix-neuf salariés en représentent 40 %, et les entreprises de cent salariés et plus comptent pour 17 %. Ce profil distingue le département d’autres territoires où les très petites entreprises sont nettement plus prédominantes.
Enfin, plusieurs métiers cumulent un volume de besoins élevé avec des difficultés de recrutement marquées. C’est le cas notamment des infirmiers et sages-femmes, des aides à domicile et auxiliaires de vie, ou encore des professionnels de l’animation. Les tensions sont généralement liées à un manque de candidats, à une inadéquation des profils, à des conditions de travail jugées peu attractives, à un déficit d’image ou encore à des contraintes budgétaires pour les employeurs.
L’enquête BMO 2025 constitue un outil essentiel pour orienter les politiques publiques d’emploi, de formation et d’accompagnement des entreprises. Elle permet également aux acteurs de terrain et aux demandeurs d’emploi de mieux cerner les réalités et les opportunités du marché du travail local.
Source : France. Travail


